La BORIE et les Marquis de BRISON au XVIII° siècle

Le 24 décembre 1624, Barthélémy, fermier de Vogüé, signe devant M° DUSSERRE, notaire d’Aubenas, une reconnaissance en faveur de Joachim BEAUMONT, marquis de BRISON. Il est le premier rentier connu de la Borie.

Le 21 mars 1691, par devant RIMBAUD, notaire royal de Vogüé, Haut et Puissant Seigneur Messire François BEAUMONT, Seigneur et Marquis de BRIZON, Baron de Beaumont, Saint Mélany, Saint Sernin, Fons, Saurmilhat…, afferme (loue contre versement d’une rente annuelle), en présence du Sieur Jacques ROUSSEL son fermier, son domaine de la BORIE de BEAUMONT en la paroisse de Saint Sernin au Sieur François SAVIN, marchand de Vogüé, pour 6 années.

Conditions de l’accord

La rente sera de 900 livres (l’équivalent d’environ 10 000 euros actuels) chaque année, la première à compter de la fête de la Magdeleine et la deuxième aux fêtes de Pâques suivantes. Le Sieur SAVIN pourra :

  • Abriter le regain dans la grange
  • Utiliser du bois des arbres
  • Se charger de l’entretien des meubles, portes et fenêtres
  • Gérer la métairie « en bon père de famille »

L’acte est signé par Rimbaud notaire, Jean DUCHON prêtre et curé de Vogüé, Henri MISSOL prêtre et curé de Saint Privat, François SAVIN rentier et Pierre COUBENAUD représentant le Marquis de BRISON et demeurant au château des Bosc à Gilhoc. La présence de prêtres donnait un caractère sacré aux engagements.

Les travaux de 1692

Immédiatement, François SAVIN décide de s’installer à la BORIE. Pour faciliter sa vie et l’exploitation du domaine, il fait exécuter de nombreux travaux par Louis PAGES, un maçon de Vogüé.

Le 2 décembre 1692, devant M° RIMBAUD, Louis PAGES signe une reconnaissance de règlement des travaux et donne quittance à François SAVIN.

La facture totale s’élève à 293 livres 15 sols (soit approximativement l’équivalent de 3 223 euros), dont :

218 livres 5 sols pour 59 canes et demi de murailles pour la basse-cour et une petite étable

56 livres pour 14 canes faites à la prise de l’eau du Béal

18 livres pour la montée du plancher sur une voûte

7 livres pour une porte en pierres de taille (travail effectué par Pierre GUIGON)

4 livres 10 sols pour le couvert de l’étable et de la percherie

Les rentiers se succèderont jusqu’à la Révolution.